En agglomération parisienne, le béton et l'asphalte restituent la nuit la chaleur accumulée le jour. C'est l'îlot de chaleur urbain : la température nocturne peut rester plusieurs degrés au-dessus de celle des zones rurales voisines.
- Dernier étage sous toiture zinc, très fréquent dans le bâti parisien
- Appartement mono-orienté plein sud ou plein ouest, sans traversant possible
- Combles aménagés avec une isolation ancienne ou tassée
- Studios avec grande baie vitrée et faible inertie
Volets et rideaux fermés dès le matin sur les façades exposées. Une fois la chaleur entrée, il est trop tard : les murs ont accumulé et restitueront pendant des heures.
Ouvrir en grand quand la température extérieure passe sous celle de l'intérieur, en général après minuit en région parisienne. Si le logement est traversant, créer un courant d'air entre deux façades opposées.
Four, plaques, sèche-linge, ampoules anciennes, ordinateurs : tout ce qui consomme dégage de la chaleur. Décaler ces usages en soirée change réellement les choses dans un petit logement.
Posé sur les baies exposées, il coupe une partie du rayonnement. C'est peu coûteux et réversible, ce qui évite les débats en copropriété.
Sous les combles, c'est le levier le plus efficace. Il agit l'été contre la chaleur comme l'hiver contre le froid. C'est aussi le seul de cette liste qui ouvre droit aux aides classiques à la rénovation.
C'est le recours quand le logement est structurellement exposé et que les gestes précédents ne suffisent plus, notamment pour une personne âgée, un nourrisson ou quelqu'un qui télétravaille toute la journée.
En pleine vague de chaleur, les délais s'allongent partout. En copropriété, s'ajoute le délai de l'assemblée générale pour autoriser le groupe extérieur, ce qui se compte en mois et non en semaines.
Autrement dit : un projet de climatisation se décide en hiver ou au printemps. Décidé en juillet, il aboutit rarement avant la fin de la saison.